Jeudi 24 septembre 2020 à 20h - La Salle (rue Honorius Valentin)
La Vie Invisible
en partenariat avec la Comédie de Valence

Intimement liée à la raison et régnant en maître sur l’histoire de l’art, la vue est le plus royal de tous les sens. En quoi être privé de cette faculté change-t-il donc notre rapport au monde, a fortiori dans une société contemporaine saturée d’images ?
Telle est la question que s’est posée Lorraine de Sagazan, aux côtés de l’auteur Guillaume Poix et du comédien Romain Cottard. Pour cette nouvelle création, ils ont mené une enquête auprès de personnes non-voyantes et mal-voyantes de la région Drôme-Ardèche, leur demandant de raconter leurs souvenirs d’un spectacle qui les avait particulièrement marqués.
S’aventurant sur le chemin tortueux de la mémoire, La Vie invisible se présente d’abord comme la reconstitution, à partir de réminiscences lacunaires, d’une pièce inconnue. Au fur et à mesure, un jeu avec le public s’amorce, le maintenant en état d’alerte: enchaînant les retournements de situations, l’intrigue ne cesse de balayer les certitudes trop vite acquises et de reconfigurer ce que l’on croit voir. Il s’agit bien, ici, d’inquiéter la perception.
Peut-on jamais être sûr de comprendre, alors que nous avons une appréhension si parcellaire de la réalité? Peut-on compter sur sa mémoire alors que nous n’avons de cesse de réécrire notre passé? S’embarquer à l’aveugle est aussi une manière d’apprendre à voir autrement.
Distribution
Texte: Guillaume Poix, à partir de témoignages de personnes non et mal-voyantes
Conception et mise en scène: Lorraine de Sagazan
Collaboration artistique et dramaturgie: Romain Cottard
Avec: Romain Cottard, Chloé Olivères et Thierry Sabatier
Spectacle créé le 22 septembre 2020 à La Parenthèse de Saint-Jean-en-Royans, dans le cadre de la Comédie itinérante
Production
Production: La Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche; La Brèche
Coproduction: Théâtre de la Ville–Paris
Accueil en résidence: Mairie de Saint-Jean-en-Royans
Remerciements à Fabrice Berraud, Béatrice da Silva, Sylvie Giraud, Enzo Hortal, Béatrice Krekdjian, Chantal Lamalle, Jacqueline Lingois, Joëlle Louchard, Gisèle Mariller, Élise Migayrou, Gilbert Montagne, Michel Pejac, Thérèse Pont, Korridwen Quaegebeur, Didier Reaume, Thierry Sabatier, Lucette Seigle, Augustin Tallard, Romain Zenasni
Durée : environ 1h



Théâtre, en partenariat avec le Centre Dramatique des Villages du Vaucluse 


De par sa forme, de par le succès qu’elle a rencontré, absolument partout où elle a été jouée, La Contrebasse est un exemple magnifique -et rarissime- de théâtre populaire contemporain.




Née à Alger en 1937 de père et mère inconnus, elle est adoptée par un colonel de l’armée française à 2 ans. Brillante élève à Aix-en-Provence à 10 ans, on la retrouve à Marseille 5 ans plus tard en maison de redressement. Prostituée à Paris à 16 ans elle est condamnée pour vol à main armée à 18. Elle s’évade à 20 ans et se marie à 22. Grand amour. À 27 ans elle est autrice de romans à succès : La Cavale, L’Astragale, La Traversière. Albertine Sarrazin meurt à 30 ans d’une opération mal préparée. Le désir de porter sur la scène l’histoire de ce météore de la littérature française est né d’une rencontre entre Julie Rossello Rochet du Collectif artistique et la formidable comédienne Nelly Pulicani. Ensemble, accompagnées de Lucie Rébéré pour la mise en scène, elles nous conduisent, entre ombre et lumière, dans un voyage d’amour, à mort, pour la liberté.




Théâtre, jeudi 29 mars 2018 à 20h – Salle des fêtes de Roussas
Naissance d’une langue
Comédie dramatique de Gérald Gruhn
Qu’est-ce qui, dans l’enfance, forge l’aspiration et amène la création ? Comment se dessine une vocation ? Ce sont ces questions, par le prisme des œuvres de Marcel Proust, Romain Gary, Paul Valéry ou Arthur Rimbaud que Robin Renucci souhaite faire entendre. Se dessine en effet dans les écrits de ces quatre grands auteurs la manière dont l’ennui, les contraintes mais aussi les passions, les rêveries qui ont caractérisé leurs toutes premières années ont été terreaux de vocation. Par la dynamique du rapprochement des œuvres et le dialogue avec le piano de Nicolas Stavy, Robin Renucci donnera à voir, au-delà de l’art du détail, ces sensations minutieusement observées et exprimées qui inviteront le spectateur à explorer sa propre enfance comme mise à l’œuvre de son humanité.
D’abord, il y a lui, Claude. Bon ouvrier, capable, intelligent, travailleur, aimant. Très aimant même, envers sa femme – sa maîtresse, soyons exacts – et son enfant. Une fille, un garçon, l’histoire ne le dit pas. Mais poursuivons. L’ouvrage manque, c’est l’hiver, Claude vole.
Parmi les textes qui ont habité mon enfance, j’ai choisi la Tarasque, le Drac, Jehan de l’Ours et une farce paysanne pleine d’humour et de fraîcheur. Un univers orné de locutions provençales qui surgissent dans les récits : des bouquets de sonorités dont le sens mérité un détour. La parole provençale est faite de lumière et ses héros parviennent toujours à retrouver la joie, parfois un sourire du destin, sans jamais manquer de dignité.
En partenariat avec la Comédie de Valence – Centre Dramatique National Drôme-Ardèche
Polo Burguière : violon, mandoline, raconteur
Les lettres de Claude Debussy révèlent son étonnante fascination pour les nouvelles fantastiques d’Edgar Allan Poe. La Chute de la maison Usher fait ainsi naître un étrange phénomène d’identification entre le compositeur et le personnage de Roderick Usher. Debussy entreprend alors l’écriture d’un opéra fondé sur le conte de Poe…
Mathias Barralon : accordéon
Avec le chœur RIPITIKI dirigé par Gédéon Richard
Cie Résurgences :
“Les Silencieuses“ se présente comme un voyage littéraire à la première personne. Son point de départ : la recherche de la parole érotique des femmes à la Renaissance.
Avec Sylvie Genovese : "La dame à la guitare"
Bême est un mystère. Adolescent parfaitement adapté à son environnement, aimé de sa famille, de ses amis et de sa petite amie, bon élève... Lorsqu’un jour, sans que l’on sache pourquoi :
Du livre émouvant écrit en 2009 par le sociologue et philosophe Didier Eribon, le metteur en scène Laurent Hatat a tiré un spectacle sensible et intelligent, après avoir fait pari de faire théâtre de cet ouvrage.
Comédie théâtrale épique sur un voyage pédestre de 20 mois
Un personnage atypique, «maçon-chanteur» de son état, il se dit «enfant de la dalle», parce qu’en poussant la brouette, on peut aussi pousser la ritournelle. Ses mélodies viennent épouser ses textes comme le lierre épouse les murs de ses maisons. Un concert d’Yvon ROSIER, c’est plutôt un « one man show » où, entre chaque chanson, il nous livre ses pensées, échafaudées dans son monde en chantier.




